Das neue Galaxy S10 drängt er uns im iPhone

Après un Galaxy S9 qui ne changeait pas grand-chose par rapport à son prédécesseur, Samsung a fait évoluer plus significativement son modèle phare. Plutôt qu’un test du Galaxy S10 — c’est un excellent smartphone, merci pour lui —, voici ses nouveautés qui ont retenu notre attention et qu’on aimerait bien voir figurer dans l’iPhone.

L’appareil photo ultra grand-angle

La plus grande nouveauté du Galaxy S10, c’est son appareil photo. Alors que le S9 avait un module unique à l’arrière (double module sur le S9+), c’est une rangée de trois modules qui ornent le dos du S10 et du S10+.

N’est-ce pas un peu ridicule, cette multiplication des capteurs/objectifs quand le Pixel de Google montre qu’il est possible de faire des prouesses avec un seul appareil (et une bonne dose d’IA) ? Eh bien non.

Si sur le plan esthétique et même pratique on peut pester contre cette ribambelle d’objectifs — gare où vous posez les doigts —, leur multiplicité offre une polyvalence inégalable. Car le Galaxy S10 a trois modules pour autant d’optiques différentes :

  • module standard : 26 mm, ouverture f/1,5 à 2,4, capteur 12 MP
  • module zoom 2x : 52 mm, f/2,4, capteur 12 MP
  • module ultra grand-angle : 13 mm, f/2,2, capteur 16 MP

C’est l’objectif ultra grand-angle, qui permet de capturer une scène plus large, qui est nouveau. Je dois dire qu’avant de l’essayer, je ne m’attendais pas à m’en servir autant en deux semaines d’usage. Il y a l’effet nouveauté qui joue incontestablement — vous savez, l’effet qui vous fait utiliser les Animojis pendant quelques minutes… avant de les oublier —, mais pas seulement. Ce module n’est pas un gadget.

Galaxy S10 – ultra grand-angle
iPhone XS – optique standard

L’ultra grand-angle donne de nouvelles possibilités créatives et même simplement pratiques. Pas assez de recul pour photographier la scène complète ? Hop, je bascule sur l’objectif plus large d’un tapotement sur l’écran tactile. Exemples ci-dessous avec un monument et un concert.

Les trois optiques du Galaxy S10 : ultra grand-angle, standard et zoom 2x.

Cette optique est aussi pratique pour mieux rendre compte de l’immensité d’un paysage. Il existe bien sûr de nombreuses applications iPhone pour réaliser des panoramiques plus ou moins conventionnels (Google Street View en est une), mais là une prise de vue unique suffit pour obtenir un cliché impressionnant.

Les trois optiques du Galaxy S10

Ce module ultra grand-angle n’est pas parfait, il génère beaucoup de bruit numérique dans les environnements sombres et la distorsion est importante (une option permet de la réduire automatiquement, elle n’est pas activée sur les photos ci-dessus), mais il a vraiment le mérite d’exister. Je me suis vite habitué à avoir cette troisième option qui, je le sais, va me manquer à certaines occasions sur iPhone. Pour les passionnés de photographie, c’est une bonnette en moins à fixer à son smartphone. Pour les néophytes, ce sont de nouvelles possibilités significatives.

La recharge inversée

Le Galaxy S10 a de quoi enfin convaincre ceux qui sont réticents à la recharge sans fil. Parce que oui, il y a des raisons de ne pas aimer ce type de recharge : c’est plus lent que la recharge filaire ; ça nécessite toujours de brancher un chargeur quelque part ; et ça impose un dos en verre plus fragile que le métal.

La nouveauté du Galaxy S10 qui change la donne, c’est sa capacité à devenir lui-même un chargeur sans fil. Si vous avez oublié le câble de votre montre connectée ou de vos écouteurs Bluetooth, ce n’est pas grave, posez-les sur le dos du smartphone pendant plusieurs minutes et ils retrouveront du jus. Voilà enfin de la recharge véritablement sans fil !

Pour une raison évidente de consommation d’énergie, la fonction Wireless PowerShare ne fonctionne pas en continu, il faut l’activer au coup par coup dans le panneau des raccourcis. Un message accompagné d’une illustration précise alors qu’il faut poser l’accessoire au centre du téléphone.

Il n’y a pas de risque de se tromper, en plus de l’écran ou de la LED de l’accessoire qui s’illumine, une LED au dos du Galaxy S10 ainsi qu’un signal sonore confirment la recharge en cours.

La fonction Wireless PowerShare requiert au moins 30 % de batterie et elle se désactive automatiquement au bout de 30 secondes si aucun accessoire n’est détecté.

Cette recharge inversée ne remplace pas l’utilisation d’une batterie externe lors des longs week-ends, mais elle est quasiment l’assurance d’avoir toujours des accessoires en état de marche. Elle peut aussi dépanner pour recharger un brin un autre smartphone. En fait, la plupart des produits Qi peuvent être rechargés ainsi. Cela a fonctionné avec tous ceux que nous avons essayés : boîtier sans fil des AirPods, iPhone XS et Smart Battery Case pour iPhone XS. Il y a une exception, l’Apple Watch, qui n’est pas pleinement compatible avec la norme Qi malheureusement.

La petite encoche

Le fabricant coréen s’est pas mal moqué de l’encoche de l’iPhone X, mais qu’a-t-il à proposer pour sa part afin de maximiser la taille de l’écran ? Sur le Galaxy S10, c’est un trou. L’écran OLED est poinçonné juste ce qu’il faut pour laisser apparaitre la caméra avant (le S10+ a un trou plus large pour accueillir deux objectifs).

Les fonds d’écran par défaut sont tous plus sombres dans le coin supérieur droit, de sorte que cette bulle est quasiment invisible. Ce subterfuge n’est toutefois pas nécessaire pour l’oublier, on n’y prête plus attention très rapidement.

L’encoche de l’iPhone se fait elle aussi oublier au bout d’un moment, mais quand on met l’appareil d’Apple et celui de Samsung côte à côte, la discrétion du trou en comparaison saute aux yeux.

Il ne faut pas perdre de vue que si l’iPhone a une encoche si proéminente, c’est parce qu’il a une série de composants responsables notamment de Face ID. Le Galaxy S10 n’a pas de technologie de reconnaissance faciale aussi évoluée.

Et puis l’intégration de la bulle sur le Galaxy S10 laisse à désirer. Android se comporte en fait comme s’il y avait une encoche au milieu : il y a trois icônes d’apps maximum dans la partie gauche de la barre de notifications, quand bien même il y a la place d’en mettre plus (l’icône · · · est là pour signaler que d’autres notifications sont présentes).

Autre détail esthétique, ce hublot n’est pas centré en hauteur dans la barre de notifications. Alors que la partie au-dessus est espacée de l’extrémité du téléphone, la base touche le bas de la barre. C’est une broutille, j’en conviens, mais une broutille disgracieuse. Cette imperfection n’apparait pas partout heureusement, les applications ont de plus en plus tendance à fondre la barre de notifications dans leur interface.

Le mode nuit

Le Galaxy S10 a la fonctionnalité que les utilisateurs d’iOS réclament à cor et à cri à Apple depuis des années : un mode nuit. D’un tap sur une icône dans le panneau de raccourcis, l’interface du système bascule du blanc au noir. Ce mode peut aussi s’activer automatiquement au coucher du soleil ou à une heure choisie manuellement.

Outre les éléments d’interface du système, comme les notifications ou le clavier, les principales apps de Samsung adoptent un fond complètement noir (qui rend parfaitement bien sur l’écran OLED) : Paramètres, Téléphone, Messages, Email, Mes fichiers, Calendrier, Contacts…

Le navigateur de Samsung assombrit même automatiquement les sites web. Il fait ça entièrement à sa sauce. L’avantage, c’est que ça fonctionne avec n’importe quel site web. L’inconvénient, c’est que contrairement à la méthode de Safari 12.1 sur Mac qui repose sur le travail des éditeurs des sites, le résultat peut être aléatoire, même si je n’ai pas noté de problème particulier.

Le mode nuit fatigue moins mes yeux quand je regarde le Galaxy S10 tard le soir, dans une pièce peu ou pas éclairée. Je le trouve beaucoup plus efficace que le mode Night Shift d’iOS.

Il a toutefois une limite importante. Comme il s’agit d’une fonction de la surcouche de Samsung, et non d’une fonction standard d’Android, cet affichage ne fonctionne pas avec toutes les applications. Il ne peut ni assombrir une app tierce, ni activer son mode nuit si celle-ci en dispose. C’est peut-être Android Q qui généralisera le mode sombre à l’ensemble des apps de la plateforme.

Au passage, il faut saluer plus globalement la nouvelle surcouche de Samsung, One UI. Après tant d’années, le fabricant est enfin parvenu à créer une surcouche agréable à utiliser et même plus pratique que l’Android de Google par certains aspects.

Outre le mode nuit, One UI apporte en particulier une interface plus facilement utilisable à une main. La liste des messages, des réglages ou encore des contacts démarre au milieu de l’écran et les boutons principaux sont situés en bas de l’écran.

En regardant simplement ces captures d’écran, on pourrait considérer que c’est de l’espace perdu, mais ce n’est pas le ressenti que j’ai à l’usage. Si je veux voir les SMS plus anciens, il est vrai que ça demande un défilement que je n’ai pas à faire sur iOS, mais les messages plus récents, ceux auxquels je suis le plus susceptible de répondre, sont plus accessibles pour mon pouce.

Zum Schluss

Il y a un absent notable dans notre liste des nouveautés appréciables du Galaxy S10, c’est son capteur d’empreintes digitales intégré sous l’écran. Son fonctionnement était très erratique lors de la première semaine et demie d’utilisation. Je devais souvent m’y reprendre à deux ou trois fois pour que mon empreinte soit reconnue. C’est moins le cas maintenant — je ne sais pas d’ailleurs si c’est dû à moi qui ai trouvé la « bonne » façon de poser mon doigt ou au capteur lui-même —, mais ça reste moins rapide et précis que le bon vieux Touch ID.

Le lecteur d’empreintes sous l’écran du OnePlus 6T, qui exploite une technologie différente (capteur optique contre capteur à ultrasons), ne m’avait pas causé ces ennuis. S’il était moins discret (il doit illuminer le doigt pour fonctionner), il était aussi beaucoup plus efficace dès le départ. Dans tous les cas, je préfère Face ID, plus fiable et transparent.

Au bout du compte, avec tous ses avantages, est-ce qu’il faut abandonner votre iPhone pour le Galaxy S10 ? Certainement pas, sauf si vous désirez switcher d’iOS à Android. Alors, le Galaxy S10 est sans nul doute l’un des meilleurs smartphones Android sur le marché — l’un des plus chers aussi à 909 €, même si le prix va chuter rapidement.

Mais ce n’est qu’une question de mois avant que l’iPhone ne gagne ces innovations. L’objectif ultra grand-angle ? Il pourrait bien faire partie du triple appareil photo supposé qui équiperait de nouveaux modèles à la rentrée. La recharge inversée ? La prochaine génération d’iPhone serait équipée de batteries plus grosses pour prendre en compte cet usage supplémentaire. Le mode nuit ? Il arriverait enfin dans iOS 13. L’encoche plus petite ? Apple et ses partenaires y travailleraient, cependant ça ne sera peut-être pas pour cette année.

Cette avance de Samsung n’a rien d’inhabituel. Les Galaxy S ont été résistants à l’eau, compatibles avec la recharge sans fil et dotés d’écran OLED des années avant l’iPhone, notamment (à l’inverse, l’iPhone a été le premier à jouir d’un capteur d’empreintes fiable et d’un processeur 64 bits, entre autres).

Ce qui est assez nouveau, c’est que Samsung est maintenant devancé par les fabricants chinois, Huawei en tête. Le Mate 20 Pro inaugurait dès octobre dernier un objectif ultra grand-angle, la recharge inversée et un capteur d’empreintes sous l’écran. Selon le patron de Samsung Mobile lui-même, l’innovation est la clé pour rester le leader mondial. Face à un Huawei qui vise ouvertement la première place, Samsung va devoir se surpasser dans les années à venir — et Apple aussi par la même occasion.

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